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La Rue est à tout le monde… est à moi !!

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Voilà… cela fait trois jours que le nouvel album d’Alain Schneider est sorti et que les enfants et les grands l’écoutent en boucle.
Les premiers refrains entrent vite en tête et il est alors impossible d’écouter autre chose tellement la générosité des textes d’Alain et la fluidité des mélodies nous appellent à appuyer sur le bouton ‘play’ de nouveau, encore et encore…

Après un voyage sur notre planète auquel nous a convié l’album précédent, ‘La rue est à tout le monde‘ nous emmène en bas de chez nous, juste au coin… de la rue.
Une ballade qui s’égraine tout au long de ces douze étapes, avec plein de gens nouveaux.

Des gens ou je devrais dire des hommes, car c’est bien le thème de ce nouvel album.

Après une invitation dans une rue bien parisienne, Ma rue où le mélange en donne sa couleur et sa force, Alain nous présente un petit garçon, mélangé Chocolat caramel, annonçant l’aube d’un nouveau jour où l’ivoire et l’ébène ne font qu’un (peut être un clin d’œil aussi à un célèbre duo des années 80…).

C’est alors que nous arrivons sur un air de jazz manouche dans l’univers populaire des chiffonniers, Chevaliers du Crochet où l’on passe de caves en greniers en farfouillant dans nos souvenirs. Alain nous aide d’ailleurs à nous rappeler qui nous sommes en nous décrivant si bien, Hommes des cavernes, nous, hommes modernes soi-disant champions de l’ évolution nous restons quand même un pied dans la grotte.

A mi-chemin de notre ballade, quelques mesures de blues avec une nouvelle petite bestiole, Le Petit Cafard qui nous colle aux pattes, nous incite a chasser nos idées noires et à faire une pause avec nos problèmes…

On reprend la route, avec une mélodie pop, qui nous donne une bonne leçon d’économie, Le bon calcul.

Vient ensuite, peut être l’hymne de l’album, l’Age de Graisse une critique franche et directe de la malbouffe et de ceux qui en profitent au détriment de nos enfants…

Un petit poème vient nous sortir de ce monde de marchands, pour nous montrer qu’il y a toujours une chanson qui nous attend quelque part la nuit et le jour…
Comme par exemple, Qu’est-ce qu’il faut faire ?… pour être aimé de toi, pour enfin que tu me vois… que l’on pourra chanter à son amoureux ou son amoureuse…
Mais comme il faut toujours une fin dans une histoire, Alain nous donne peut être la recette, Les lettres chantées pour faire une belle chanson pour toi… dim dim dim, dam, dam, dam…. douce mélodie… à partager ensemble.

Album de la maturité… comme diraient certains… peut être… mais il semble aussi que les enfants de “plus loin que le bout de ton nez…” ont grandi et qu’ils seront sensibles aux nouveaux messages qu’Alain veut nous faire passer… mais que les ‘plus petits’ d’aujourd’hui se rassurent ils trouveront un paquet de mélodies à fredonner.

Schneider prouve encore une qu’il sait écrire pour tous les âges, de 4 à 80 ans (plus fort que Tintin qui couvrait de 7 à 77 ans), chacun y trouvera sa lecture. Ses mélodies sont universelles, ses textes riches et généreux, son ‘phrasé musical’ nous invite en permanence à nous baigner sous cette cascade de mots… et de sons.

Dommage que l’on ne donne pas une part plus grande à cet auteur, compositeur, interprète sur nos ondes… hertziennes, numériques et virtuelles…

Pascal